On peut voir pèle-mêle sa période canine dont I bite America, America bites me (à New York en 1997, voir vidéo du premier étage) ; la performance au marché Danilov de Moscou (1994) où Kulik est devenu mélange de Christ, de vierge Marie et de chair à boucherie, beuglant les massacres animaux de la Modernité ; les images magnifiques de ses rencontres équines en Bretagne (1998) et j'en passe, parce que tout cela se regarde plutôt que de se raconter.
Par contre, il n'y a pas de New Paradise, ces photographies qui ont été retirées de la FIAC 2008 par un groupe de policiers en civils (voir par là)... A ce sujet, la France est d'ailleurs le seul pays à s'être comporté de la sorte avec le travail de Kulik. C'est assez étrange comme réaction, car il y a de plus en plus de philosophes qui établissent le parallèle entre le rapport de l'homme moderne à l'animal et celui qu'il entretient avec ses femmes. Alors si le rapprochement de la domination sexuelle chez l'homme et de la prédation naturelle chez l'animal est acceptée et pensée par les mots, pourquoi pas par l'image ?



En tout cas, il me semble que le travail de Kulik exige que l'on passe à coté du scandale généré par ses œuvres au risque de manquer son petit trésor : un amour et une dévotion infinis, non seulement à l'égard des bêtes, mais aussi envers les humains.

Une présentation de l'exposition se trouve sur le site de la galerie Rabouan Moussion, avec une petite vidéo et quelques photos. Il y a aussi un catalogue bilingue russe/anglais et un DVD très intéressant... Il ,e reste que peu de jours aux parisiens pour passer à la galerie Rabouan Moussion voir les travaux d'Oleg Kulik alors si vous êtes intéressés c'est demain ou jamais !
Quoique, après-demain ça marche aussi.