Alors, comment fabrique-t-on  une Vieille chouette restaurée ?
D'abord il faut dessiner une chouette, puis sur une surface de roche, faire une empression à l'eau.

Cela donne deux images inversées du même dessin. L'original après empression est ci dessous. Les traits ont simplement été lavés par l'eau et l'encre qui n'avait pas séché s'est dispersée sur le papier.



L'empreinte que cela a donné est un ensemble de tâches qui ont la forme de l'oiseau représenté sur l'original, avec deci-delà les traits aillant marqué d'une feuille sur l'autre grâce à la pression. Le tout inversé, bien-entendu (un peu comme une eau forte).
L'empreinte est retravaillée au stylo, puis colorée avec différentes substances végétales (fleurs d'ibiscus, citron), froissée, voir même accidentellement déchirée... Pour finalement faire un tour dans le four à 190°C ! Ca donne ça (détail de la tête) :



A ce stade, on est très énervé d'avoir déchiré la chouette vieillie à l'ibiscus et au citron... On se demande comment rattraper le coup. Puis on se dit que comme elle est inversée par rapport à son original,  on pourrait la coller dans le dos de celui-ci, comme ça on aurait une chouette double-face... Mais il y a une partie de l'empreinte qui a complètement brulé dans le four : la chouette est donc trouée.
Alors j'ai décidé de mettre de la feuille d'or, celle que je mets partout en ce moment.



Comme on peut le voir ci-dessus, j'ai donc retourné l'original, j'ai collé de la feuille d'or sur son verso, là où son double inversé avait été déchiré... Puis j'ai marouflé les deux parties du dessin abimé. Ce qui donne la photo tout en haut.

Voilà donc une Veille chouette (double-face) restaurée. Je vais mettre une petite vidéo à la fin de ce post pour la montrer en trois dimensions. Et promis, pour les prochaines empressions, je filme aussi histoire de vous faire voir le processus.